1) Définition :
Le nom de pointage vient du fait que ce sont des cartes qui représentent les différents symboles et chiffres relevés durant les dernières minutes, positionnés à l'endroit exact des stations synoptiques en activité. Tout d'abord, l'ordinateur du centre météo de Toulouse représente en noir et blanc, sur un fond de carte avec les délimitations des mers et terres, des rivières et fleuves en traits continus, des frontières françaises en tirets ; les caractéristiques du temps en ponctuel uniquement selon un code international. Il s’agit donc d’une carte de corrélation graphique qui attribue à chaque pointage un ensemble de données. Cela dit, il n'y a qu’une seule couche d’informations et si on imagine "1 station = 1 point", ce sera une carte d'analyse graphique avec des points.
Plusieurs fois par jour, c'est une étude exhaustive des conditions atmosphériques qui nous est proposée à l'échelle de la France et ses environs tout d'abord, à l'échelle de l'Europe ensuite, grâce aux collectes venant des autres pays, avec une certaine généralisation des stations (remarquons au passage la diversité du réseau français comparé aux autres). Il faut savoir que la station de Toulouse est responsable des relevés, qui servent ensuite aux simulations, pour l'ensemble de l'espace européen et le Maghreb !
Voici un petit schéma sous forme de cases pour montrer la présentation des données pointées sur les cartes (voir notice explicative en Annexe 1 en cliquant ici).
Le V est une valeur, le S est un symbole, le chiffre correspond à la puce décrite plus bas :

2. Les variables visuelles pour la symbolique :
Nous allons donc étudier la symbolique utilisée suivant le code international de l’OMM. Il y a 5 types de formes ponctuelles:
- Le rond simple pour les stations synoptiques, ou le rond inclus dans un triangle équilatéral pour les quelques stations automatiques cartographiées pour une meilleure densité du réseau. Cette icône est toujours au centre de l'ensemble des autres symboles, pointée sur le lieu de la station en question. Uniquement pour les stations synoptiques, le rond sert de surface pour une représentation zonale indiquant en octas la nébulosité. A une couverture nuageuse nulle, l'octa 0 vaut un cercle vide. A une couverture nuageuse moyenne (50% du ciel), l'octa 4 vaut un cercle à demi plein de couleur noire sur sa moitié droite. A une couverture nuageuse totale, l'octa 8 vaut un disque plein (noir). L'octa 9 exprimant une croix dans un cercle signifie une absence de donnée ou un ciel obscurci.
- La "branche" accolée au rond ou triangle illustre la direction et la force du vent, elle s'appelle la hampe. L'orientation de la hampe désigne le cardinal duquel le vent vient. Au bout de cette hampe, on trouve, si le vent n'est pas inexistant ou très faible, une petite barbule valant 5 nœuds ou/et une grande barbule valant 10 nœuds ou/et une flamme valant 50 noeuds. On additionne les barbules et les flammes de manière à avoir la valeur juste de la vitesse du vent. Les nœuds sont l'unité de vitesse utilisée pour la force du vent, pas uniquement que par les marins, mais aussi par les professionnels de la météo (plus tard, lors de la présentation de cartes de prévision, ils seront bien sûr retranscris en Km/h).
- Les icônes des différents types de nuages existant que l'on retrouve en dessous du rond central pour nuages bas, au dessus pour les nuages moyens, encore au dessus pour les nuages supérieurs. Bien évidemment, lorsqu'il y a trop de nuages masquant la visibilité dans l'étape inférieure, ou lorsque qu'il n'y a pas de nuage, on ne note pas de symbole. Ainsi il peut y avoir entre 0 et 3 symboles autour des pointages des stations synoptiques. En effet, les stations automatiques ne sont pas concernées par ces relevés, au même titre que les symboliques suivantes.
- Les icônes des météores. Ce sont les phénomènes météorologiques pouvant gêner l'Homme : pluie, neige, orage, brouillard, grêle… Il existe un gigantesque répertoire de symboles uniquement pour ceux-ci. On trouve ces symboles, si le temps le décide, à gauche du rond pour le temps actuel, à droite pour le temps passé.
- Les autres petits symboles sont utilisés pour la tendance barométrique à droite (en hausse, en baisse, stationnaire, en hausse puis stationnaire, en hausse puis en baisse…), le cap directionnel du navire pour les navires (flèche) et le type de houle tout en bas.
3.Les variables visuelles pour les valeurs numériques :
Le reste des informations signalées sont des valeurs numériques. Les voici respectivement de haut en bas et de gauche à droite :
- La température de l'air en degré Celsius, arrondie au degré près
- La pression atmosphérique en kilopascal
- La visibilité en VV
- La valeur de la tendance barométrique qui détermine la variation de pression durant les 3 dernières heures en décapascal
- La température du point de rosée ou humidex qui détermine la valeur à laquelle l'air est saturé en vapeur d'eau
- La nébulosité des nuages bas en octas
- La température de l'eau de mer en Celsius pour les bouées
- La hauteur des nuages bas de 0 à 9
- La vitesse résultante du navire pour les navires en unité complexe
- La mer du vent qui est la houle créée par le vent, pour les bouées ou navires, en 4 chiffres : deux pour la période en seconde, deux pour la hauteur en mètre
- La houle qui est l’onde naturelle de la mer sans effet du vent, pour les bouées ou navires, en 4 chiffres identiques aux précédents
Toute cette quantité d'information est donc entièrement implantée en ponctuel, ce qui rend la lecture difficile. L'étape suivante va clarifier et simplifier la situation.